EXPOSITION DU 27 MARS AU 15 MAI 2010 VERNISSAGE : VENDREDI 26 MARS A PARTIR DE 19H00
ARTISTES : Jean-Luc Verna, Hyppolyte Hentgen (Lina Hentgen + Gaëlle Hippolyte), Julien Tiberi, Frédéric Sallaz, Karim Ghelloussi, Jonathan Cejudo et Loïc Lepivert
A l'occasion de l'ouverture de
l'exposition de Frédéric Sallaz & David Lachavanne "Les Carottes
sont cuites, deux fois", Radio FMR s'installe à la galerie pour un
direct. C'est à midi et ça peut s'écouter là : http://www.radio-fmr.net/rubrique.php3?i
Puis nouveau rendez-vous ce soir à 19h00 pour le vernissage + set de Dj No Breakfast (Mamie Van Doren Show).
Les 5 membres fondateurs du collectif invitent 19 artistes
issus de la scène graphique internationale
et présentent en 5 chapitres un ensemble de dessins inédits :
Avec isabelle boinot, yusaku hanakuma, misaki kawaï, frédéric
fleury, mat brinkman, matt lock, matthew thurber, leon sadler, julien carreyn, emmanuelle pidoux, aleksandra waliszewska, anne-laure draisey,
antoine marquis, frédéric poincelet, c.f., blutch, donato di nunno, christian aubrun, stéphane prigent, hendrik hegray,
andy bolus, shoboshobo, jonas delaborde, yu matsuoka.
Des photos de l'installation et une vue sur l'exposition >Site Frederic Magazine
Oui mais qu'est-ce que Frédéric Magazine ?
Frédéric Magazine est un site internet dédié au dessin, http://fredericmagazine.free.fr/. Depuis 2004, il présente de manière quotidienne des travaux d'artistes, d' univers, de formations et de nationalités différentes. Autour de ces membres fondateurs (Isabelle Boinot, Frédéric Fleury, Emmanuelle Pidoux, Frédéric Poincelet et Stéphane Prigent) gravitent une cinquantaine d'invités ayant tous accepté la seule contrainte symbolique à cette participation : perdre son prénom pour devenir un frédéric.
Frédéric Magazine fonctionne comme une galerie virtuelle, donnant lieu chaque jour à des propositions soumises à sélection avant «publication» quotidienne . Ce site défend et représente une certaine posture concernant le médium « dessin », sa pratique et l'investissement intime, quotidien, lié à celle-ci. Dans le prolongement du site, une politique d'exposition s'est mise en place proposant une immersion totale dans le langage « dessin ». Parallèlement Frédéric Magazine complète sa politique de diffusion du dessin par une aventure éditoriale. A l'occasion de la sortie du F.M. numéro 3, GHP vous propose de découvrir les dessins originaux des cinq chapitres de ce dernier ouvrage.
Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous venons d'ouvrir les portes de GHP sur une nouvelle exposition: SPIRIT OF GOLEMFABRIK _ RETROPESTIVE {sic} _ qui vous permettra de découvrir ou revoir le travail de l'artiste Cyril Rouge.
Cette exposition débute aujourd'hui 9 mai sans flonflons ni trompettes tous réservés pour la semaine suivante puisque nous avons choisi de poser les vernis le 15 mai (à partir de 19h00) pour faire rutilance et bombance aidés de notre pétillant DJ No Breakfast. Cette première semaine d'exposition est notamment évolutive, Cyril Rouge investissant le lieu pour un work in progress de quelques jours.
Pour une première rencontre avec l'univers de cet artiste toulousain, nous vous laissons ici des adresses de sites à visiter et un extrait de la présentation que fait l'artiste de son travail.
www.golemfabrik.com
www.myspace.com/golem_fabrik
Golemfabrik par Cyril Rouge
L’intitulé Golemfabrik fait directement référence à la légende du Golem, une créature d’argile à laquelle il est permit de donner vie en lui plaçant un mot magique dans la bouche (le nom imprononçable de Dieu), et en lui inscrivant sur le front le mot Emeth (soit « Vérité » en hébreu).
Au terme d’un rituel complexe, le Golem s’anime. Créer un golem n’est pas une affaire facile. Cela demande beaucoup de pouvoir et d’énergie. D’où la dimension paradoxale de cette désignation : une fabrique de Golems relève de l’impossible…
(...)
DES HISTOIRES SANS LES MOTS
Golemfabrik est un projet narratif. J’ai voulu explorer la capacités des figurines à faire récit. S’ils ont une valeur autonome, les personnages existent surtout en relation. Ils constituent des mots disponibles à l ‘écriture de phrases. Ils permettent une combinatoire.
Durant ma dernière exposition en date, c’est un constat que j’ai souvent entendu de la bouche du public: « vous avez inventé un langage ». A quoi j’aurais dû répondre : « mais c’est vous qui le dites ». Car les histoires en scène sur les plateaux et les étagères que j’installe sont doubles : il y a d’une part le sens dont j’investis les formes et d’autre part les récits que le visiteur s’invente en les regardant. L’écart entre les deux est peut-être la véritable aire de jeu. Mes « bibelots » articulent. Doublement.
UN JEU RÉFÉRENTIEL
Ces mises en scène de personnages miniatures sont également la matérialisation d’un jeu référentiel. Il me semble important de préciser qu’avant de m’intéresser aux Arts Plastiques, j’ai étudié les Lettres, avec une spécialisation en langues et littératures du Moyen Age et de la Renaissance. J’ai prêté un intérêt particulier à l’œuvre de François Rabelais. La caractéristique principale de ses Livres est de faire se rencontrer la langue véhiculaires et les langues vernaculaires de son temps. Il en résulte un brassage culturel hors du commun, où se côtoient, s’amusent et dialoguent, le haut et le bas, le trivial et le sublime, le populaire et le noble, le sacré et le profane.
C’est dans cet état d’esprit que j’ai voulu travailler. Aussi, la réflexion qui porte mon projet se nourrit-elle de sources très variées. Les textes de Rabelais et les romans de Philipp K. Dick, le théâtre de Heiner Müller et le Manga sous influence européenne. Kafka et Moebius. Beckett et Hergé… Golemfabrik doit autant à Amour, gloire et CAC 40 (Jean-Charles Massera) qu’aux jeux d’enfants. Ce pourrait être la rencontre d’une boîte de Playmobil avec Capitalisme et Schizophrénie (Gilles Deleuze et Félix Guattari).
TRANSE CULTURELLE (SIC)
Golemfabrik est à l’origine un projet berlinois. Le prototype du premier « Golem » a été réalisé là-bas. Par delà les références que je viens de mentionner, c’est aussi mon intérêt pour la culture populaire allemande (les illustrations de Michaël Sowa, de Ernst Busch, et les figurines rencontrées sur les marchés aux puces de Tiergarten ou de Treptow) qui m’a conduit à produire ces formes. De cette « origine berlinoise » des figurines, mes expositions portent la trace aujourd’hui encore. De nombreuses œuvres ont un titre ou un sous-titre allemand ((Heimweh, Heimat, Offen Khöle Zombies, Ik Hab’ Landschmerz, etc…).
Si les Mangas et les Toyz ont indéniablement influencé ce projet, Golemfabrik ne revendique pas moins une spécificité européenne, un attachement à l’Europe Centrale et à une tradition culturelle qui a, malgré tout, survécu en elle.
LE PEUPLE MANQUE
Dans Le Dieu venu du Centaure (The Three Stigmata of Palmer Eldricht) roman de Philipp K. Dick, un set de petits personnages sert de médium à des communions entre les colons de planètes lointaines. Les membres de ces communautés isolées, voués à ne jamais rentrer sur Terre, font un impossible et immobile voyage de retour en prenant des hallucinogènes et en jouant… à la poupée.
En effet, la drogue qu’ils utilisent ne suffit pas, elle a besoin d’objets rituels pour que la transe qu’elle procure soit « parfaite ». Alors nous sont décrits, assis en cercle, des adultes hébétés qui communient en manipulant des figurines. Pour un quart d’heure, ils retrouvent un peu de la vie d’avant le vide intersidéral, d’avant l’exil. A l’aide de formes naïves, des êtres esseulés le reste du temps forment une communauté.
Golemfabrik est un projet de peuplement, par prolifération. Pour l’heure, il se donne lieu le plus souvent dans les marges. Il remplit des friches et des presque zones. Non pour en masquer le vide, mais pour le rendre sensible. Golemfabrik ambitionne de gagner les « Cubes Blancs » aussi bien que les rues.
Golemfabrik est une manière de raconter
avec des objets. C’est aussi l’invention d’un
peuple. Le peuple qui manque. Ou le peuple manqué.
Nous sommes une association (ELJAPA) des graphistes (LE COLLECTIF) une galerie (GHP). Depuis le 21 septembre 2006, nous vivons au coeur du Toulouse historique entre la garonnette et le quartier des Carmes.
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